PROTECH-SENTINEL — La première couverture anti-feu créée en 2016 pour sauver les œuvres d’art, aujourd’hui référence pour les véhicules électriques et l’industrie.
En 2016, Bruno Saudemont, dirigeant de Prev Sécurité 62, constate qu’aucune protection adaptée n’existe pour les musées. Avec l’Atelier Audomarois, il crée le premier prototype grand format pour œuvres d’art.
Industrialisé par Apronor sous le nom Fire Cape, puis PROTECH-SENTINEL. Invention audomaroise saluée par 【entity-La Voix du Nord¦canonical_name=La Voix du Nord】 et accompagnée par BGE Flandre Création.
3 protections en 1 couverture
MUSÉE & PATRIMOINE
Housses légères sur-mesure tableaux, statues, vitrines, archives. N’abîme pas les cadres. Étiquetage PSBC + QR code.
VÉHICULES ÉLECTRIQUES
Conçue pour maîtriser les feux de batteries lithium-ion. Autos, motos, désincarcération. Contient les flammes.
Première couverture conçue pour les Plans de Sauvegarde des Biens Culturels (PSBC).
Invention Bruno Saudemont – PREV SECURITE 62 – Saint-Martin-lez-Tatinghem.
Créée en 2016, éprouvée au Musée Sandelin à Saint-Omer. Trophée Or AFNOR 2018.
En 2016, Bruno Saudemont constate qu’aucune protection adaptée n’existe pour les musées en cas d’incendie. Avec l’Atelier Audomarois, il crée le premier prototype grand format pour œuvres d’art. Industrialisé par Apronor sous le nom Fire Cape, puis PROTECH-SENTINEL.
Les mousses contenant des PFAS sont progressivement interdites. Dates, seuils, extincteurs concernés et démarches à prévoir : l’essentiel à connaître pour rester conforme, sans attendre la dernière minute.
À retenir : à partir du 23 octobre 2026, la mise sur le marché des mousses d’extinction contenant des PFAS à ≥ 1 mg/L sera interdite. Anticipez le remplacement de vos extincteurs à mousse concernés.
1 Que sont les PFAS ?
Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) sont une grande famille de substances chimiques synthétiques utilisées depuis des décennies pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes et résistantes à la chaleur. On les retrouve dans de nombreux produits du quotidien, mais aussi dans certaines mousses d’extinction d’incendie.
Leur particularité : elles se dégradent très lentement dans l’environnement. C’est pourquoi on les surnomme « polluants éternels ». Elles peuvent s’accumuler dans les sols, l’eau et les organismes vivants, ce qui a conduit les autorités européennes et françaises à encadrer puis interdire progressivement leur usage, notamment dans les mousses anti-incendie.
Concrètement, si vos extincteurs contiennent une mousse fluorée (ancienne génération), ils sont susceptibles d’être concernés par les nouvelles échéances. Les mousses modernes sans fluor, dites sans PFAS, constituent l’alternative désormais privilégiée.
2 Quels extincteurs sont concernés ?
Sont principalement visés les extincteurs à mousse et les émulseurs contenant des PFAS à une concentration égale ou supérieure au seuil réglementaire. Il s’agit le plus souvent d’appareils anciens, rechargés avec des mousses fluorées de type AFFF.
Extincteurs concernés
Extincteurs à mousse avec émulseur fluoré (AFFF, AFFF-AR anciens)
Appareils dont la fiche technique indique la présence de fluor ou de PFAS
Installations fixes à mousse utilisant les mêmes émulseurs
Alternatives sans PFAS
Mousses sans fluor nouvelle génération, conformes aux futures exigences
Bioversal et autres émulseurs écologiques sans PFAS, selon usage et classe de feu
Extincteurs à eau + additif sans fluor, poudre ou CO₂ selon le risque à couvrir
Vous ne savez pas ce que contient votre extincteur ? L’étiquette, la fiche de données de sécurité (FDS) de l’émulseur et le dernier rapport de vérification permettent de l’identifier. PREV SECURITE 62 peut réaliser cet inventaire pour vous.
3 Le calendrier à retenir
Le seuil de référence est fixé à 1 mg/L de PFAS. Au-delà, les mousses sont progressivement retirées du marché puis interdites d’utilisation.
23 octobre 2026
Interdiction de mise sur le marché des mousses d’extinction contenant des PFAS à ≥ 1 mg/L. Il ne sera plus possible d’acheter ou de recharger un extincteur avec ce type de mousse.
23 avril 2027
Fin de la période transitoire de vente. Les stocks de mousses PFAS ≥ 1 mg/L ne peuvent plus être commercialisés. Les recharges doivent basculer vers des mousses sans PFAS.
31 décembre 2030
Interdiction totale d’utilisation. Plus aucun extincteur ni système à mousse contenant des PFAS ≥ 1 mg/L ne pourra rester en service. Le remplacement devra être achevé.
Dates et seuil communiqués à titre informatif. PREV SECURITE 62 vous confirme la situation exacte de votre parc lors de la vérification.
4 Que devez-vous faire ?
Faire l’inventaire de vos extincteurs à mousseListez chaque appareil : marque, année, type de mousse, date de dernière recharge. Repérez ceux contenant des PFAS.
Vérifier les fiches techniques (FDS)La fiche de données de sécurité de l’émulseur indique la présence de PFAS et la concentration. Conservez ces documents.
Planifier le remplacement progressivementNe attendez pas 2030 : remplacez en priorité les appareils les plus anciens ou arrivant en recharge. Échelonnez le budget sur plusieurs années.
Passer à une mousse sans PFASChoisissez une alternative adaptée à vos risques (Bioversal, mousse sans fluor, eau + additif). Faites valider la classe de feu par un professionnel.
Tracer et éliminer correctement les anciennes moussesLes mousses PFAS retirées doivent être éliminées via une filière agréée. Ne les déversez jamais dans les égouts ou la nature.
5 Nous vous accompagnons
PREV SECURITE 62, basé à Saint-Martin-au-Laërt, accompagne les entreprises, collectivités, syndics et établissements recevant du public dans la mise en conformité de leur parc d’extincteurs.
Diagnostic gratuit du parc
Inventaire complet, identification des mousses PFAS et plan de remplacement chiffré, sans engagement.
Remplacement & vérification
Fourniture d’extincteurs sans PFAS, recharge, vérification annuelle et maintenance conforme aux normes en vigueur.
Suivi & traçabilité
Registre de sécurité à jour, élimination des anciennes mousses en filière agréée et attestations pour vos contrôles.
Un doute sur vos extincteurs à mousse ?
Appelez-nous, on vérifie avec vous en quelques minutes.
La préservation du patrimoine culturel est essentielle. Aussi la réalisation d’un plan de prévention des risques et de sauvegarde des biens constitue une priorité. Au travers la fabrication de housses et de bâches anti feu et chaleur , destinées à protéger rapidement les toiles, sculptures et autres œuvres d’art, nous veillons à faciliter les opérations de secours.
Solidaire du travail engagé par toutes celles et ceux qui oeuvrent face aux incendies, je vous partage cette modeste contribution. Objectif : aider chacun à mieux comprendre le comportement du feu pour mieux protéger son habitation et son environnement. : COMMENT UN FEU PEUT-IL EXISTER ? Le triangle du feu
COMBUSTIBLE : Tout ce qui peut brûler. Dans la forêt : végétation sèche, feuilles, brindilles, résine. Autour de la maison : bois, haie, terrasse. Sans combustible, pas de feu.
COMBURANT : L’oxygène de l’air (21%). Le vent apporte de l’oxygène et attise les flammes, transporte les braises.
CHALEUR : L’énergie de départ. Mégot, barbecue, étincelle de travaux, foudre, verre qui fait loupe. Il faut atteindre la température d’inflammation. Message clé : Supprimer UN SEUL des 3 côtés du triangle = le feu s’éteint. C’est la base de tous les extincteurs et de toute la prévention. Dans la nature, le seul élément sur lequel nous pouvons agir durablement, c’est le combustible par le débroussaillement.
COMMENT LE FEU SE DÉPLACE DANS LE PAYSAGE ?
Les 4 strates de végétation – l’escalier du feu :
Litière au sol : Feuilles mortes, aiguilles, brindilles. C’est là que tout commence. Combustion rapide.
Strate herbacée : Herbes sèches, fougères. Le feu s’étale vite au sol.
Strate arbustive : Buissons, broussailles. Le feu gagne en hauteur et en intensité. EFFET D’ÉCHELLE.
Strate arborescente : Cimes des arbres. Feu de couronne, le plus violent et incontrôlable. Facteurs qui accélèrent : VENT (apporte oxygène + projette des braises à 100m = sautes de feu), PENTE (en montée, le feu va 2 à 4 fois plus vite car il préchauffe la végétation au-dessus), SÉCHERESSE (végétation très inflammable). CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE autour de votre maison (Obligations Légales de Débroussaillement) :
Débroussailler 50m autour de l’habitation
Élaguer les arbres (remonter les branches à 2m du sol)
Espacer les arbres et arbustes (3m mini)
Supprimer les échelles : lierre sur arbre, haie collée au mur
Nettoyer toitures et gouttières des feuilles mortes
Stocker bois et bouteilles de gaz loin de la maison C’est ce qui change VRAIMENT le comportement du feu et permet aux pompiers d’intervenir.
COMMENT L’ÉTEINDRE ? 3 principes & techniques
On éteint un feu en cassant le triangle :
ÉTOUFFER = Couper l’oxygène Technique : Couverture anti-feu, bâche, sable, terre. On prive le feu d’air. Efficace sur feu de friteuse, petit feu liquide. Ne jamais mettre d’eau sur huile en feu !
REFROIDIR = Enlever la chaleur Technique : Eau, mousse, extincteur à eau. L’eau absorbe l’énorme chaleur et fait chuter la température sous le seuil d’inflammation. C’est le travail principal des lances des pompiers et des bombardiers d’eau.
AFFAMER = Retirer le combustible Technique : Débroussaillement, pare-feu (bande de terre sans végétation), contre-feu tactique (réservé aux pros). On crée une coupure, le feu s’arrête faute de quoi brûler. C’est LA prévention la plus efficace à grande échelle. Un RAPPELS DE SÉCURITÉ – VITAL :
FEU NAISSANT (tout petit, taille d’une poubelle) : vous pouvez tenter d’éteindre SI vous avez le bon matériel, sans vous mettre en danger, avec une issue derrière vous.
INCENDIE ÉTABLI : N’INTERVENEZ PAS. Alertez 18 (Pompiers) ou 112 (Urgence UE). Évacuez. Ne revenez jamais sur vos pas. Confinement si fumée épaisse.
Ne jamais intervenir sans équipement, sans formation, seul.
Prévention = meilleure protection. Entretenez, débroussaillez, préparez votre maison AVANT l’été.
Le bois est combustible mais paradoxalement très résistant au feu. Sa combustion suit 5 phases précises, de l’évaporation de l’eau à 100°C jusqu’à 1300°C. Décryptage de son pouvoir calorifique et de sa résistance REI.
1. De quoi est composé le bois ?
98-99% de matière organique :
Cellulose : 40 à 50%
Hémicellulose : 20 à 30%
Lignine : 30 à 35% Le reste est minéral. La matière organique contient ∼50% de carbone, d’où son caractère combustible.
Bon à savoir : À masse égale et humidité égale, toutes les essences dégagent la même énergie. 1kg de peuplier (380kg/m³) = 18,32 MJ/kg et 1kg de charme (800kg/m³) = 20,62 MJ/kg.
2. Les 5 étapes de la combustion
<100°C – Évaporation : Seule de la vapeur d’eau s’échappe. Le bois reste bloqué à 100°C tant qu’il contient de l’eau.
100-275°C – Début pyrolyse : Dégagement de gaz + acide pyroligneux. 70% CO2 incombustible, 30% CO combustible.
∼275°C – Réaction exothermique : La réaction crée sa propre chaleur. Le CO2 baisse, les hydrocarbures combustibles apparaissent.
>350°C – Combustion des gaz : Gaz presque 100% combustibles. Hydrocarbures + hydrogène abondant. Inflammation.
>450°C – Combustion du charbon : Le charbon de bois brûle. Formation de la couche charbonnée noire isolante.
Température de flamme : 1000 à 1300°C, mais auto-entretien difficile sans apport externe car sous la couche charbonnée on repasse sous 275°C.
PCI : chaleur utile (sans récupérer vapeur d’eau) – utilisé en chauffage
PCS : énergie totale
Humidité
Feuillus
Résineux
0%
5,1 kWh/kg
5,3 kWh/kg
20%
3,9
4,1
50%
2,2
2,3
75%
0,8
0,8
À retenir : À 50% d’humidité, tu perds plus de la moitié de l’énergie.
5. Résistance au feu REI (NBN EN 13501-2)
Ne pas confondre réaction et résistance.
R = Portance (poteau stable)
E = Étanchéité (pas de fissure qui laisse passer les flammes)
I = Isolation (face non exposée reste froide) Ex: REI60 = plancher qui tient 60 min en portant, étanche et isolant.
6. Pourquoi le bois résiste si bien ?
Couche charbonnée = conductivité 5x inférieure au bois (λ 0,13 W/mK). Elle protège le cœur. À 100°C il garde : Traction 90%, Compression 55%, Flexion 75%, Module 85%. La ruine vient de la réduction de section (0,7 mm/min pour résineux = 4,2cm/h), pas de la perte de qualité. Et il reste rectiligne, pas d’effondrement brutal.
Le feu crée son propre orage. 10 000 MW, colonne à 12 000m, éclairs sans pluie, rafales à 80 km/h.
Un pyrocumulonimbus (PyroCb) – on ne le combat pas. On survit à son passage, puis on le contourne. C’est le niveau le plus extrême du comportement du feu, celui qui a tué en 2017 au Portugal et en Grèce en 2018.
1. C’est quoi exactement ?
Ce n’est plus un feu de forêt, c’est un orage créé par le feu lui-même.
Le feu libère 10 000 MW (l’équivalent de 10 centrales nucléaires)
La colonne convective monte à 12 000m, perce la troposphère
En haut, la fumée se condense -> nuage qui crée ses propres éclairs, sa propre tornade de feu, et des rafales descendantes à 80 km/h qui projettent des brandons à 3 km
Signes annonciateurs: Chapeau en forme d’enclume blanche sur la fumée noire, couleur jaune cuivre du ciel, effondrement soudain de la colonne (colonne qui s’écrase au sol), vent qui tourne de 180° en 2 minutes, crépitements qui ressemblent à un train. Quand tu vois ça, tu as 5 à 10 minutes.
2. Comment on le combat ?
A. On N’ATTAQUE PAS la tête. La puissance est de 10 000 kW/m. Un CCF résiste à 400 kW/m. Attaquer de face = mort assurée. Désengagement total de tous les moyens dans l’axe.
B. On passe en manœuvre de protection des vies, plus d’extinction.
Mise en sécurité du personnel: Ralliement immédiat sur zone noire (déjà brûlée), grande surface sans végétation, ou route large >20m. Activation du point de ralliement prévu dans le SOI.
Défense des points sensibles uniquement: On abandonne 100% de la forêt. On place les colonnes GIFF en protection d’habitations, en établissement rideau d’eau (grande longueur 70mm) et on pré-mouille les maisons.
Attaque indirecte très lointaine: On va 2 à 5 km devant le feu, là où le PyroCb n’est pas encore, et on ouvre une tranchée énorme avec 10 bulls ONF + Agriculteurs. On brûle tout entre la tranchée et le feu pour lui enlever du carburant. C’est la seule tactique qui a marché au Canada en 2023.
C. Les appuis aériens sont cloués au sol Par vent >50 km/h et rafales descendantes, Canadair et HBE ne volent plus. Trop dangereux. Le retardant est vaporisé avant de toucher le sol. L’avion de coordination monte à 5000m et ne sert plus qu’à faire de la carto thermique.
D. On combat avec la météo, pas avec l’eau On attend la fenêtre météo. Un PyroCb vit 2 à 6 heures, généralement l’après-midi entre 15h et 19h. Il s’effondre à la tombée de la nuit quand la température chute. C’est là qu’on ré-engage les GIFF pour pincer les flancs.
3. Ce qui change dans la colonne GIFF
Quand un PyroCb est annoncé par Météo-France et le COZ:
On double la dotation en eau (ajout CCGC 12 000L)
On impose le port de la cagoule feu + lunettes + ARI en cabine
On interdit tout engagement à pied, tout le monde reste à portée de CCF (50m max)
On active le LOTSA (officier sécurité) dont le seul job est de surveiller la colonne convective et de donner l’ordre de repli
La seule façon de « combattre » un PyroCb, c’est de ne pas lui donner de quoi manger. Débroussaillage 50m autour des maisons, pistes DFCI entretenues, brûlages dirigés l’hiver par l’ONF.
On analyse d’abord le feu : Queue (arrière, peu active), Flancs (côtés), Tête / Front (devant, le plus violent et rapide).
A. Attaque directe – sur la lisière
On attaque les flammes directement au tuyau. Uniquement quand la hauteur de flammes < 1,5m. Technique: Établissement en T, lance à 20-40m. On commence TOUJOURS par la queue vers la tête (ancrage). Quand l’utiliser : Feu naissant, lisière accessible en CCF.
B. Attaque indirecte – avec ligne d’appui
Quand le front est trop violent (>3m de flammes). On recule pour construire une ligne d’arrêt. On s’appuie sur une piste DFCI, une route, une crête. On crée une bande débroussaillée de 10 à 50m. Inclut le brûlage tactique (feu tactique ou contre-feu) réalisé par des équipes spécialisées.
C. Attaque parallèle – progression au flanc
C’est la manœuvre la plus utilisée en France. On progresse le long d’un flanc, à 5-20m de la lisière, en refroidissant et en noyant les lisières et les sautes. Objectif : pincer le feu pour réduire sa tête. Règle d’or : On ne lâche jamais son ancrage.
Manœuvres complémentaires
• Jalonnement: CCF placés tous les 200-300m le long d’une piste pour stopper les sautes. • Mouillage de lisière / noyage: Après le passage, on noie 10m à l’intérieur de la zone brûlée. • Défense de point sensible: On protège maisons, campings.
Schéma 1 : Les 3 manœuvres principales
2. Technique combinée : Terre + Air + ONF
a) Moyens terrestres (SDIS)
Fixent le feu, font le travail de finition (le noyage). Sans eux, le feu reprend. Véhicule roi : le CCF M (4000L d’eau, 4×4, 2 à 4 hommes).
b) Appuis aériens – GAAR
Coordonnés par un avion Dash / Beech (PC aérien). Tout passe par le sol sur canal Air-Sol 151.625 MHz. • Canadair CL-415 / Dash 8 : 6000L, largage de retardant (eau + phosphate). • HBE – Hélicoptère Bombardier d’Eau : 1000L, précision chirurgicale. • Sécurité : Chef de groupe au sol donne l’ordre « Victor Alpha, largage secteur B, go ». Retrait à 100m minimum.
c) ONF et DFCI
Avant : Créent et entretiennent le maillage DFCI. Pendant : Engagent bulldozers D6. Ils ouvrent une tranchée minérale jusqu’à la roche: 3m de large, 1m de profond. Le schéma gagnant: HBE refroidit la tête -> ONF ouvre une tranchée sur la crête -> CCF s’installent sur la tranchée.
Schéma 2 : Attaque combinée Terre-Air-ONF
3. La Colonne Feux de Forêt – Composition GIFF
Composition type d’une Colonne FDF (environ 60 pompiers): PC Colonne – Chef de colonne (Officier) : 1 VLHR PC avec radio, carto, liaison CODIS / COS. 4 GIFF identiques, chaque GIFF = 1 VLHR + 4 x CCFM (4000L) + 1 x VTU/VLOG. Bilan : 16 CCFM = 64 000 litres, ~48 à 60 pompiers formés FDF2/FDF3, autonomie 24h à 72h.
Schéma 3 : Composition d’une colonne GIFF
Document généré le 26/07/2026 – Doctrine FDF française, ENSOSP, Sécurité Civile
ANNEXE 1 : Fréquences Radio et Procédures GAAR – Sécurité
Fréquences Opérationnelles Feux de Forêt (France)
Réseau
Fréquence / Canal
Usage
Air-Sol (Tactique)
151.625 MHz – Canal Air-Sol unique
Liaison Chef de groupe au sol ↔ Pilotes GAAR. Ordre de largage uniquement par le sol
Sol-Sol Tactique
86.9625 MHz (ex 86.4875) / Canal 1 à 14 SDIS
Manœuvre entre CCF d’un même GIFF
Commandement
Canal CODIS / ANTARES 0-XXX
PC Colonne ↔ CODIS ↔ COS
DFCI / ONF
153.350 MHz / Canal Forestier
Liaison avec agents ONF et bulldozers
Procédure de demande de largage (STANDARD)
1. RECONNAISSANCE: Chef de groupe identifie zone à traiter et zone de repli pour son personnel 2. SÉCURISATION: Regroupement personnel à 100m minimum sous le vent du point de largage, tous les hommes à l’arrêt, dos au largage, casque jugulaire serrée 3. APPEL: ‘Victor de Alpha Kilo (indicatif sol), demande largage secteur B, fumigène vert, personnel regroupé, prêt pour largage’ 4. CONFIRMATION PILOTE: ‘Alpha Kilo de Victor, identifié fumigène, j’arrive axe Nord-Sud’ 5. FEU VERT SOL: ‘Victor, vous pouvez larguer, secteur B dégagé’ 6. LARGAGE + CR: ‘Largage effectué, 6000L, retour base’ / Sol accuse réception et rend compte de l’effet au COS
Règles de Sécurité GAAR – 10 règles d’or
1. JAMAIS de personnel sous la trajectoire de largage (Canadair = 300m de long, 80m de large d’impact) 2. Distance de sécurité: 100m minimum pour CCF, 200m pour personnel à pied avec Canadair, 50m avec HBE 3. Ne JAMAIS tourner le dos à l’aéronef sans ordre, rester groupé, accroupi 4. Pas de largage de nuit (sauf HBE avec Jumelles de Vision Nocturne, très rare) 5. Pas de largage par vent > 50 km/h ou fumée opaque empêchant la visibilité pilote 6. Port EPI complet + masque obligatoire (retardant irritant) 7. Après largage retardant: Ne pas noyer au-dessus (retardant soluble), attaquer en lisière du retardant 8. Signaler immédiatement tout accident / personnel touché par largage sur canal Air-Sol 9. Un seul interlocuteur Air-Sol par chantier (chef de groupe désigné) 10. GAAR ne remplace jamais le travail au sol: il retarde, il ne éteint pas
Code couleur fumigènes pour guidage
VERT = Zone de largage demandée / Personnel à l’écart | ROUGE = STOP, annulez largage, danger personnel | ORANGE = Point sensible à protéger en priorité